Jocelyn
Dumais est un entrepreneur en
construction. Il est contre les cartes de
compétence de la Commission de la construction du
Québec (CCQ). Pour travailler au Québec, l'ouvrier
est obligé d'avoir cette carte. Sans elle, il
n'est pas en loi. Mais la CCQ limite le nombre de
cartes qu'elle donne.
«Il y a des gens qui veulent travailler, qui
sont capables, mais qu'on empêche de gagner leur
vie», a dit M. Dumais.
Gaétan Hart connaît la situation des
travailleurs illégaux.
«J'ai tout perdu après la fin de ma carrière de
boxeur. Je ne veux pas rester comme ça. Mon
employeur me trouve compétent. Mais on ne me donne
pas la carte. Il me semble que je mérite de
travailler en paix.»
Près de la moitié des ouvriers de l'Outaouais
travaillent en Ontario, selon Jocelyn
Dumais. Cela, même s'il y a de
l'ouvrage près de chez eux.
Les ouvriers ontariens sont frustrés. Ils se
font enlever des contrats par des travailleurs
québécois. Ils ne peuvent pas aller travailler au
Québec.
ILLUSTRATION
L'ex-boxeur
Gaétan Hart, à droite, en sait quelque chose de la controverse de le carte
de compétence de la Commission de la construction du Québec. Ci-haut, Hart
lit une pancarte en sortant récemment du palais de justice de Hull. Il dit
que ses patrons le trouvent compétent. Néanmoins, la direction de la CCQ
lui refuse sa carte de compétence.