Enfin
(vint) le Sommet de la construction, jour tant
attendu par nos députés qui ne savaient plus que
promettre ou faire pour se sortir d'une situation
plus qu'ennuyeuse. Comment expliquer à la
population et aux autres gouvernements que celui
du Québec avait mis en place une loi pour protéger
la paix publique contre les méfaits de certains
éléments syndicaux, garantir une certaine
compétence dans l'industrie de la construction?
Cette loi est administrée par des
boucs-émissaires, des syndicats, la Commission de
la construction du Québec. On l'a vu au Sommet
quand j'ai essayé de faire visionner (aux
participants) les basses actions des inspecteurs.
Ce ne sont pas les policiers qui m'ont jeté dehors
mais bien les goons des syndicats.
À cette table ronde à laquelle on avait invité
que les intervenants des syndicats et des
associations patronales favorables au présent
système, on avait pris soin, pour la forme,
d'inviter cinq autres associations pas trop
dérangeantes, sans leur donner un droit de vote et
en les prévenant de ne pas laisser leur siège à un
autre intervenant (genre Jocelyn Dumais)
pouvant déranger l'harmonie.
Merci à Robert Labine qui a su faire passer une
partie du message que nous voulions adresser au
ministre du Travail. Nous devrons cependant
patienter pour que le projet de loi soit déposé
avant d'émettre d'autres commentaires, tout en
poursuivant notre combat afin de légaliser le
travail.
Jocelyn
Dumais, président, Association
pour le droit au travail, Gatineau