Le
gouvernement fédéral, voilà la nouvelle cible de
l'Association pour le droit au travail, qui
profite du présent débat sur la mobilité de la
main-d'oeuvre pour rappeler sa croisade pour le
libre-choix des travailleurs quant à l'implication
syndicale.
Le fédéral se traîne les pieds, a accusé le
président de l'ADAT, Jocelyn Dumais. «Il
n'a jamais voulu s'impliquer. Il prêche pour la
mobilité des travailleurs, mais n'a jamais fait
rien de concret.»
M.
Dumais demande que le gouvernement canadien s'implique dans le débat sur la
mobilité de la main-d'oeuvre et intervienne pour bloquer l'accord Québec-Ontario
sur le sujet. «Le Canada signe des ententes comme l'ALENA et
la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Ces déclarations de principes ne sont pas que du
papier! a-t-il accusé. Si le Canada est d'accord
sur les principes, qu'il les fasse respecter.»
Jocelyn
Dumais rit dans sa barbe lorsque le
fédéral invoque qu'il s'agit là de questions de
ressort provincial.
«Le fédéral s'apprête à s'impliquer dans les
domaines de la santé (via le dossier de l'hôpital
Montfort) et de l'éducation (avec les Bourses de
la Fondation du millénaire). Je lui suggère
simplement de suivre les règles établies.»
M. Dumais a aussi averti qu'une plainte
concernant la mobilité des travailleurs serait
déposée «sous peu» à l'Organisation des Nations
unies, pour non-respect de la Déclaration
universelle des droits de l'homme.