Jocelyn
Dumais «On discute dans notre dos des problèmes de nos
membres», déplore M. Dumais.
Québec ne fera que consulter l'ADAT de Jocelyn Dumais sur le
conflit de la mobilité de la main-d'oeuvre.
La décision a rendu
furieux les dirigeants du regroupement d'ouvriers de la
construction, qui voulait siéger à égalité avec les syndicats et les
associations patronales.
L'Association pour le
droit au travail (ADAT) réclamait un siège au comité du bureau de liaison
nouvellement mis en place par Québec pour aider à dénouer le conflit de la
construction avec l'Ontario. Mais vendredi dernier, le regroupement a appris
qu'il ne siégerait pas avec les représentants des centrales syndicales
(FTQ, CSN), les associations patronales et les fonctionnaires provinciaux et
municipaux.
«Ils seront consultés au besoin sur des dossiers
spécifiques», a dit Sylvie Parent, l'attachée de presse du ministre québécois du
Travail, Jean Rochon.
En riposte à la décision de Québec, l'ADAT a
décidé par résolution «de ne pas embarquer dans la démarche du gouvernement du
Québec» pour résoudre le conflit de la mobilité de la main-d'oeuvre.
En
conférence de presse, M. Dumais a prévenu d'entrée de jeu que l'ADAT n'irait pas
jusqu'à employer la manière forte et à bloquer des ponts, comme en 1993.
«Malheureusement pour les gens qui auraient voulu qu'on agisse de la sorte, ce
n'est pas ce qui va se produire», a-t-il déclaré.
M. Dumais s'est plutôt
mis à discréditer le travail du bureau de liaison – à ne pas confondre avec le
«comité» du bureau de liaison – qui informe et recense actuellement les milliers
de travailleurs touchés par l'entrée en vigueur de la loi 17, en Ontario.
«C'est un nuage, une mesure mise en place pour gagner du temps. On ne
recommande sûrement pas à nos membres d'y aller.
L'APCHQ a transféré
au-dessus de 500 dossiers à ce bureau et aucun d'eux n'a trouvé de réponse pour
l'instant. Il n'y a pas grand espoir à ce niveau-là», a-t-il accusé.
Les
membres de l'ADAT sont majoritairement des ouvriers québécois, sans certificat
de compétence, qui travaillent en Ontario. Ces travailleurs sont touchés
sévèrement par les restrictions de la loi 17 qui leur complique l'accès aux
chantiers ontariens depuis samedi.
Forcés de se
tourner vers les chantiers du Québec, ces ouvriers se heurtent au complexe
système québécois de certificats de compétence. L'ADAT réclame son abolition et
le retour au libre accès des chantiers du Québec pour tous les travailleurs,
comme dans l'entente Québec-Ontario de 1993.