Le Droit - Le mardi 18 mars 2003
Le président de l'Association pour le droit au travail (ADAT), Jocelyn Dumais, n'a toujours pas digéré les promesses sans lendemain des candidats à l'élection de novembre 1998 : « Il n'y a rien qui a changé depuis, dit-il, à l'exception que j'ai maintenant un dossier criminel, résultat de leur inaction ! »
Alors que les électeurs de l'Outaouais sont une fois de plus appelés aux urnes, l'ADAT réclame cette fois des engagements « clairs et précis » afin de délier l'impasse.
« Nos candidats doivent réaliser que le développement de notre région est intimement lié avec nos voisins Ontariens, a déclaré M. Dumais. Nier une telle évidence met en péril plus de 5000 emplois et des contrats de plus de 2,4 milliards $ pour nos entrepreneurs en construction. »
Le président de l'ADAT s'est même permis de « suggérer une
réponse » aux candidats de la région, à commencer par le retour immédiat des
clauses de l'entente de 1993, prévoyant la déréglementation du secteur
résidentiel. Il réclame la création d'une zone tampon dans la région
frontalière, la préservation des acquis des travailleurs détenteurs de cartes de
compétence et la suspension immédiate des condamnations imposées à leurs
collègues sans papiers.