Les travailleurs de la construction analphabètes de l'Outaouais ont remporté une bataille
de longue haleine, puisqu'ils ne seront plus soumis à des examens écrits pour obtenir un
certificat de qualification.
Après avoir entrepris une croisade en 2000 contre la Commission de la construction du
Québec (CCQ), les sans papiers ont finalement obtenu gain de cause. Vendredi,
l'organisme provincial a plié l'échine, acceptant d'assouplir les règles des examens de
qualifications.
"Depuis 1987, les travailleurs doivent détenir une carte de compétence pour gagner leur
vie sur les chantiers. Pour ça, ils doivent être inscrits dans un cours de formation
professionnelle, ce qui n'a rien d'évident pour une personne qui ne sait ni lire, ni écrire",
explique Jocelyn Dumais, président de l'Association pour le droit au travail (ADAT).
Des examens écrits seront encore obligatoires pour certains métiers spécialisés, comme
c'est le cas des plombiers et des électriciens. Briqueteurs, menuisiers et plâtriers en
seront toutefois exemptés.
M. Dumais, qui est devenu le défenseur des travailleurs de la construction sans permis de
travail au Québec, a embrassé la cause il y a six ans en déposant une plainte devant la
Commission des droits de la personne du Québec. Il invoquait alors le motif de
discrimination sur la base de la condition sociale relativement aux règles de la CCQ.
Plus de détails dans notre édition du lundi 11 septembre